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Actualité EDITORIAL DU BULLETIN DU MR DE NAMUR DU 4ème TRIMESTRE 2009

Publié le 07 mars 2010

 

A l'issue d'une vaste réflexion sur l'interculturalisme menée par le MR et débouchant sur plusieurs propositions pour améliorer le «vivre-ensemble», les Parlementaires du Mouvement Réformateur ont saisi toutes les assemblées parlementaires de textes dans lesquels ils demandent que le port ostentatoire de signes convictionnels - religieux, politiques, philosophiques soient à l'avenir bannis dans la fonction publique et dans l'enseignement obligatoire.

 

Une proposition de loi déposée au Sénat propose également d'interdire de se présenter le visage masqué ou dissimulé dans les espaces publics, sous peine d'une amende ou d'un emprisonnement, sauf exception autorisée par la commune.

 

Ces textes et propositions demandaient également l'instauration d'un cours de philosophie dans l'enseignement secondaire et veulent rendre obligatoires des cours communs aux élèves qui suivent des cours de religion ou de morale.

 

Malheureusement et pour diverses raisons comme celles du « politiquement correct » ou pour des calculs électoralistes, les partis de la majorité à la Communauté et à la Région ont préféré « encommissionner » ces propositions arguant de la mise en place des Assises de l'interculturalité.

 

Le MR a pourtant les plus grandes craintes de ces assises qu'il craint de voir se résumer à un cénacle infructueux.

 

Il est en effet temps de prendre ses responsabilités alors que les problématiques de l'intégration et du choix d'un modèle de société reviennent régulièrement dans l'actualité, à travers différents sujets comme le port du voile à l'école, le statut de la femme dans certaines communautés, l'intimidation d'habitants ou les violences dans les quartiers en difficulté.

 

S'il n'est possible d'agir aux niveaux régional et de la Communauté, j'ai souhaité, à l'instar de mon Collègue Olivier Chastel, Chef de Groupe à Charleroi, déposer une série de propositions adaptant les règlements communaux et relatifs au personnel communal et au fonctionnement de nos écoles.

 

Trop longtemps, le débat a été enfoui dans les oubliettes de diverses commissions. Trop souvent d'aucuns ont vilipendé, au nom du politiquement correct, celles et ceux qui doutaient de la pertinence des politiques d'intégration menées jusqu'alors.

 

Le MR pense, au contraire, que le politique doit poser un choix clair quant au modèle de société. C'est ce que les Réformateurs s'engagent à faire à Namur aussi.

Bernard GUILLITTE

Chef de Groupe

Au Conseil communal